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Easy as a kiss we'll find an answer ...

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Let's go

Maison propre, moi propre, le tout sent bon, mes pieds sont au chewing-gum, bref. L'ambiance de ce soir est bleu, l'odeur est "relaxante", la musique de fond semble parfaite.

Here we go ! , dirait Mario.


Vendredi d'il y a deux semaines.Le dernier de mars.
J'le provoque à mort sur mon physique, sur la fille qui lui tourne autour depuis longtemps et avec qui il a couché une fois, il y a un moment. Mais sans plus vu qu'elle est vide d'intéret. Bref. J'le provoque, j'le provoque, j'attends le moment où il en aura marre, se fâchera, partira, je sais pas moi, fera un truc sensé. Genre me quitter définitivement, arrêter d'être amoureux, j'ai un problème avec les gens qui m'aiment, j'ai un problème avec moi-même, je sais.
Mais comme d'habitude depuis 6mois, il m'étonne et me ravie, tellement que j'ai envie de l'écrire pour m'en souvenir. Il s'est fâché quand même. Mais quand il hausse le ton, il m'attire dans ses bras, avec force, jpeux pas partir même si j'le veux, en même temps, j'en ai besoin, d'être contenue. Et j'ai jamais eu vraiment envie de partir. Bref. Faut que j'arrête de dire "bref", parce que cet article ne va pas l'être, bref. Et que j'ai même pas envie d'être brève, je savoure à fond la sensation de mes doigts sur le clavier.

J'lui ai dit qu'il avait qu'à prendre une fille moins chiante, qui le contredise jamais, qui ait un tout ptit cerveau, pas d'opinion sur tout, qui soit toujours ou presque toujours d'accord avec lui, une fille à la plastique parfaite, enfin bref, cette fille là en particulier, qu'il avait qu'à l'appeler et qu'elle serait là, et qu'au moins avec elle, il se sentirait méga intelligent tout le temps.
Il m'a dit :
" tu sais, une fille sans répartie, c'est comme une banane sans la peau. Tu t'imagines, on te présente une banane comme ça, toute épluchée? Ok, elle est belle et tu sens son odeur direct, mais c'est tout prêt, y'a pas d'obstacle, et puis ça noircit super vite. Franchement, t'as pas envie de la manger... Toi, t'es la banane sur l'étalage qu'on a envie d'éplucher, puis de dévorer toute crue tellement j'aime. Et oui t'es chiante et t'as un cerveau et des avis et on a un caractère de merde et j'adore ça. "

Et d'accord, j'vous accorde que c'est nul dans un sens, mais. Ca reste trop mignon, et sa façon de plonger ses yeux dans les miens me font fondre en un instant. J'pourrais presque me sentir jolie. Presque. Au conditionnel. Parce que bon. Y'a le reflet du miroir.

Je fonds aussi quand il fredonne "parce que tu es une si jolie fée, trop bien, à embrasser..."

Dans l'absolu, je suis prête à admettre que le sourire niais, totalement con, les yeux qui brillent et les joues rouges sont des symptômes qui accompagnent souvent les actes de LB.

Le samedi qui a suivi ce vendredi, on est allé garder sa nièce de 6mois. La première fois que la sœur de LB laissait sa ptite dernière toute une nuit à quelqu'un... On est arrivé en fin d'après midi, j'ai mangé les meilleures lasagnes de toute ma vie entière. On a discuté, j'ai appris que je rencontrais tout le reste de la famille (parents et beaux-parents ainsi que les enfants du mari de la sœur de LB) le dimanche suivant, pour le repas de Pâques, ils m'ont mis une pression de folie, surtout le beau-frère de LB, j'avais mal au ventre par avance, on a joué à la Wii, puis ils sont partis, nous laissant avec la petite endormie. On a matté la télé le temps qu'elle se réveille, puis l'heure du biberon, regarder LB jouer au papa, ça n'avait pas de prix. Il est terriblement craquant, même si pour lui, un bébé reste un tube digestif présentant très peu d'intérêt avant 4 ou 5ans. Elle était adorable, souriante et joueuse, elle adore nous regarder jouer à la Wii fit (genre voir LB faire du hula hoop la rendait folle dans mes bras, et j'peux vous dire qu'à 6mois, elle a un sourire rayonnant). Ensuite est venue le moment où elle a râlé de fatigue, parce qu'on dort beaucoup à 6mois. Direction son berceau; la veilleuse et tout. Savourer l'instant, LB la bordant, vérifiant quatre fois qu'elle était bien en sécurité et qu'elle ne manquait de rien. Découvrir la chambre cabane de son neveu, rire, faire une bataille de coussins, casser des lattes, les réparer (en fait c'était pas trop casser). Regarder des séries dans cette cabane jusqu'à tard dans la nuit et finir par m'écrouler de fatigue, contre son torse. J'm'en souviens même pas, du moment où j'ai sombré. J'me rappelle son beau-frère à 5h du matin quand ils sont rentrés, persuadé qu'on dormait dans leur chambre préparée pour nous, il allume la lumière et dit "ah ben mince, vous êtes là?" et de ma réponse, totalement endormie "ben nan, on est dans l'autre chambre, tu vois bien..." et de son rire, la lumière qui s'éteint, les bras de LB qui me réentourent, et le sommeil qui revient.

Le dimanche matin, on se lève, heureusement il y a le café, la Nespresso, what else, et j'dois partir pas trop tard, j'vais sur Paris, eux vont chez la mère de LB. Il me dépose à la gare après être passés à la boulangerie, il me donne le crouton du pain chaud pour que j'ai quelque chose dans le ventre en plus du café et du jus d'orange, et je souris bêtement de cette attention. Je souris très très très très souvent bêtement. Un peu trop. Mais bon.

Le lundi vers 14h, je décide qu'il me manque trop. Que j'ai pas envie d'attendre jusqu'à mercredi soir, parce que franchement, de dimanche 11h à mercredi 17h, ça fait une éternité au milieu, et puis jveux juste un câlin, j'suis capable de reprendre le RER dans l'autre sens ensuite. J'arrive à la gare presqu'une heure avant qu'il ait fini ses cours, j'lui suggère de passer par un certain chemin en rentrant. Évidemment, celui où je l'attends. Il me dit "t'es pas possible...". Et il prend l'air fâché genre trente secondes, mais j'm'en fou, ses yeux sourient tout grand. On va au ciné, j'ai un immense câlin, j'me sens parfaitement bien. J'lui dis "mais tu te rends compte sinon fallait attendre encore plein de jours..."; il sourit bêtement, aussi bêtement que moi. Ca lui arrive drôlement souvent. Ses pommettes toutes hautes à croquer. Et sa main qui trouve toujours la mienne.

A la fin du film, au moment de me déposer à la gare; il me dit "nan mais tu sais que jpeux pas te laisser prendre le RER à cette heure ci. Déjà en journée, j'aime pas. Quand tu sors avec tes ami(e)s, j'aime pas. Mais quand tu pars d'ici, c'est mort. Soit j'te dépose, soit on dort ensemble, j'ai même pas cours demain matin." "..." "ok, jte présente à ma mère ce sera fait." "...! mais euh, t'as vu à quoi je ressemble dans mon jean tout pourri, même pas remaquillée, même pas coiffée?!!" "tu es absolument magnifique, naturelle et parfaite. Ma mère, à cette heure ci elle sera en pyjama et en plus, tellement heureuse de te rencontrer qu'elle en a rien à faire de ta tenue!". Bon. Il me reste les 20 minuscules minutes du trajet en voiture pour me préparer à cette idée. Gloups. Tout va bien. Mon cœur bat même plus. J'aligne pas une phrase correcte. Il est encore plus nerveux que moi si c'est possible. Évidemment, jle trouve irrésistible. Faut que j'arrête d'écrire et de penser ça. Toujours beaucoup trop cliché.
On arrive bien trop vite. On franchi la porte. J'enlève mes chaussures; et ça y est. Sa mère. Rien de très terrifiant pour être honnête, mais qui est objectif dans ces moments là? Comme prévu, j'aligne pas trois mots, je suis rouge; je fixe mes chaussettes, et LB m'attrape la main, souhaite bonne nuit à sa mère, j'articule un "euh bon ben euh, à demain alors; et euh, ravie de vous connaître". Fiou. J'ai le droit à un immense câlin, (et à un doux "je t'aime.... je t'aime, je t'aime!" horriblement merveilleux.) pour avoir passer cette épreuve avec un succès que jtrouve tout relatif. Mais le lendemain, quand elle me dit "c'est curieux à dire, tu risques de me prendre pour une folle mais tant pis : tu me fais une très bonne impression, et je suis très contente que ce soit "toi" ". Ahem. Euh. Ben marci.
J'ai pas dormi de la nuit après ça, mais c'était quand même une super nuit. Faut que j'arrête parce que même en me la remémorant j'ai ce sourire niais. Et ça fait mal aux joues au bout d'un moment.
Les nuits où j'dors pas dans ses bras, c'est pas grave parce que j'suis quand même dans ses bras. Et du coup, ben voilà quoi.

Ensuite, j'ai été malade. Mardi, mercredi. J'l'ai quand même vu le mercredi, parce que je n'imaginais pas attendre le vendredi, mais voilà. J'voulais pas si j'étais trop mal, j'avais pas envie qu'il me voit dans cet état. Ca allait mieux alors j'y suis allée en RER, comme prévu. Et il m'a dit "tu sais, t'aurais été trop malade pour te déplacer, c'est moi qui serais venu. J'm'en tape de te voir malade, je t'aime tout le temps.". Moi j'aime pas qu'il puisse me voir malade, j'veux toujours être en forme et indestructible. On a emmené son neveu et sa nièce voir Dragons, et ce dessin animé était. Wah. Réellement magique. On a passé un super moment. Sa nièce, au début, m'a demandé : "dis, vu que tonton et toi vous êtes amoureux, jpeux t'appeler tata?". J'ai rougi jusqu'aux oreilles, j'avais pas pensé à ça, j'ai jamais été tata, c'est un peu bizarre nan, un peu rapide? J'me retourne vers LB, il sourit, il le savait déjà, elle lui avait demandé si elle pouvait, mais il lui avait dit de me demander à moi. Il à le sourire sadique de celui qui savoure mon embarras, et il hausse discrètement les épaules. J'accepte timidement la demande de sa nièce, et ça à l'air de l'emplir de bonheur. J'aime les enfants. Plus tard, en fin d'après midi, son neveu me fera la même demande, beaucoup plus discrètement. Je souris. C'était un super mercredi, et c'est la première fois que je suis tata.
Bon, on rentre vers 21h45. Je m'écroule à 22h à peine dans ses bras, il me transporte jusqu'au lit, j'me souviens pas. Il me serre fort, il me berce. J'ai de la fièvre et j'ai mal, je dors d'un sommeil lourd et désagréable en même temps. J'me réveille en sursaut 2 ou 3h plus tard en me disant que merde, jme suis endormie comme ça, même pas de câlins, même pas de tenue sexy, même pas de baiser langoureux. J'ai peur une fraction de seconde qu'il ne m'aime plus le lendemain du coup. Et j'me rendors d'un coup. Le matin, je partage cette peur de gamine stupide, et il explose de rire. J'adore. Comment son rire peut chasser les ombres et les nuages. Comment j'me sens légère. Comment il ne se moque pas vraiment.

Le vendredi suivant, c'est lui qui est pas trop bien, il a des vertiges, alors c'est moi qui conduis. On va au ciné, puis chez moi, on rit, je fais des zigzags en ligne droite, le temps de maîtriser sa C3, puis je conduis bien, un tout ptit peu trop vite, mais bon. On rit, j'veux pas qu'il soit malade, le soir c'est moi qui le berce un peu.
Le lendemain il va mieux, on bricole, on discute, on fait des cookies délicieux, on vit un peu ensemble au final, et j'me sens bien. J'ai peur de rencontrer la fin de sa famille le lendemain, et de revoir sa mère. Plus longtemps et mieux réveillée.
On fait les courses pour remplir le frigo, il cuisine des hamburgers, on regarde Endiablé, je venais de le voir, mais tant pis, j'pourrais regarder un million de fois un des souhait, et euh, soit dit en passant que le pire, ça reste quand le héros est... roux!, mon chat est adorable, il prend toute la place et LB rit parce que c'est le plus petit mais qu'il s'étend énormément.

Le dimanche, on va chez sa soeur, pour le repas du midi. On arrive vers midi, et jme disais qu'on partirait vers 15 ou 16h. On est resté jusqu'à 21h30. On est accueillis par un "aahhh, c'est LB et sa fiancée!" lancé gaiemant par son beau-frère. Ok. J'l'étriperais bien là, tout de suite. Mais il fait sa avec une douce malice, et aucune méchanceté. Le repas c'est du couscous maison, préparer par son beau-père (faudrait que jleur trouve des initiales un jour), et son beau-frère me sert discrètement des quantités toutes adaptées. Du coup, je mange incognito. Tout se passe super bien, je joue à Bomberman, c'est à fond dans mes cordes, je me laisse battre à Mario Kart, je bats les plus grands, je discute beaucoup avec eux, je parle avec le père de LB, il est très gentil, j'adore son accent portugais chantant,son visage hyper expressif. LB n'est jamais loin, il m'entoure souvent de ses bras, veille à mon bien-être, et j'adore.

On repart tard, avec mon cadre coquelicot magnifique (ui ui, y'aura des photos bientôt, promis!), que javais trouvé la semaine d'avant chez un vendeur à côté de chez la sœur de LB. Depuis deux ans que j'habite chez moi, depuis deux ans que je cherchais les coquelicots parfaits à mettre sur un de mes murs, j'ai croisé ce tableau, qui est bien plus que des coquelicots, et voilà, j'ai craqué, je l'ai acheté.
Du coup le soir, on s'écroule encore, totalement vidés. Il me dit "tu t'en ai drôlement bien sortie, ils t'adorent :)". Ouf. Bon. J'peux peut-être recommencer à respirer. Tout va bien.
Bientôt, je le présenterais à ma famille. Je prépare le terrain avec mon père. Histoire de faire une transition d'avec mon ex, parce que mine de rien, c'était rapide tout ça.

Le lundi est très cocooning, j'ai pas envie qu'il reparte c'est un truc de fou. On regarde Ponyo sur la falaise, c'est trop mignon. On installe mon tableau, je réfléchi à une autre déco. Je m'énerve, je pleure presque. Il me serre encore contre lui. Je suis fâchée de pleurer. Mais c'est lui aussi. Il. On parlait de décoration, et parfois j'sais pas. Peut-être le fait d'avoir supprimé chaque trace de mon ex sans y prêter attention, peut-être le fait de n'avoir pas eu la phase de déprime suite à cette rupture, ben des fois, quand LB parle de mon ex (qu'il voit toujours puisqu'il fait partie de son groupe de pote et qu'il ignore qu'on est ensemble.), jsais pas, selon ce qu'il dit, parfois j'ai une vague de colère qui monte, et quand LB est près de moi, ça se transforme en larmes. Et sa façon de me prendre dans ses bras, vraiment "Little boy" ça lui va pas, je suis minuscule à côté. Il a une drôle de façon de me disputer aussi. Genre "les filles sensibles, c'est mignon, et tes yeux sont trop beaux quand tu pleures c'est de la triche, et tu peux pas avoir honte de pleurer, ou en avoir peur ou j'sais pas quoi, c'est juste que t'es bien dans mes bras, alors tu peux te laisser aller.". J'crois que c'est le ton qu'il prend pour énoncer des vérités, et son geste pour tenir mon menton et que mes yeux ne fixent pas mes chaussettes mais ses yeux.

Enfin bref.

Ensuite, il y a eu mercredi, hier. Paris sous nos pas, St Michel, un petit parc qu'on ne connaissait pas, la pluie, notre premier et dernier Subway, nos rires, notre complicité, ma main dans sa poche (ou sur ses fesses à vrai dire, mais bon, chuuuut); le café starbucks, le premier depuis qu'on est vraiment un couple. Les endroits qu'on fréquentait en septembre, en octobre. La nuit qui ne tombe pas. Les pavés sous nos pieds, les petits rues, la place pleine de charme, le prestidigitateur, les chiens, la Seine, les bouchons pour rentrer, nos rires encore et toujours.

Les moments du quotidien, les trucs les plus normaux du monde, mais putain, chaque instant devient mémorable, les heures passent comme des secondes, et en même temps elles s'étendent comme des journées. On n'a aucune notion du temps quand on est ensemble, il a les mêmes gestes que moi, il est d'une infinie douceur et en même temps d'une force sécurisante. Il est solide et stable, il est ce que je ne suis pas. Et en même temps, on a le même foutu caractère.


J'crois que j'ai trop écrit, lire un pavé comme ça, ça doit être horrible. En plus, un pavé dégoulinant de bonheur et d'amour.
C'est beau mais c'est insupportable...





Sur ce, je travaille dans 6h.

Ecrit par Kyrah, le Vendredi 9 Avril 2010, 00:29 dans la rubrique "Actualités".

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