Lundi (02/01/12)
Quelques images
Mon bébé-chat et moi, on a commencé le mois de décembre tout en douceur...

Un magnifique sapin a pris toute la sa place dans notre trop petit appartement. La seule chose, avec les chocolats, qui m'a rappelé que c'était Noël, parce que j'ai pas sorti les gants, ni la grosse écharpe et qu'en plus, j'ai pas la télé pour le matraquage publicitaire.

Comme chaque année, le Papa Nowel et ses lutins m'ont énormément gâtée, et j'avoue que j'aime ça. Je me suis bien amusée à faire un mini-emballage coeur.
Les pieds des enfants (et sans rire, c'est trop cool, ultra chaud !)

Et une petite douceur pour toute l'année.
J'espère que ce sera une belle année, pleine de changements, de renouveau, de rêves.
& an happy new year !
Ecrit par Kyrah, à 23:09 dans la rubrique "Actualités".
Samedi (31/12/11)
Simplement.
Regarder Billy Elliot, passer des heures aux fourneaux, faire le ménage.
Profiter du dernier jour de 2011, et penser à 2012. Beaucoup.
Trop.
Espérer que tout soit.
Parfait.
Simplement.
Ecrit par Kyrah, à 15:20 dans la rubrique "Actualités".
Mardi (20/12/11)
Mon LB remarque des choses intéressantes. Tout à l'heure, au diner, il a dit que ça ne pouvait plus durer. Il ne se souvient pas de la dernière fois où on a partagé un repas, et où ça s'est bien passé. Où j'étais bien après manger. Repue. Pas malade.
Il ne se souvient pas de mon dernier sourire gratuit, en dehors du moment où on a choisi le sapin.
Je lui manque. Je me manque. Mes diners de bonbons, nos fous rires à la con, l'insouciance et tous ces moments purs, simples, gratuits.
J'ai préparé une bûche de Noël au nutella, et j'ai cru que ça suffirait à me donner faim. J'ai léché la cuillère, mais pas le saladier; mon chat s'est régalé. Ce matin, au petit déjeuner, on pourra la goûter. Mais je n'ai pas d'appétit. Je n'ai pas sommeil. J'enchaîne les séries, et je regarde un poireau tourner, cette vieille vidéo, cette musique, j'attends que ma tête se vide des mauvaises choses.
Ca ne peut plus durer. Alors, on fait quoi ?
.
Il ne se souvient pas de mon dernier sourire gratuit, en dehors du moment où on a choisi le sapin.
Je lui manque. Je me manque. Mes diners de bonbons, nos fous rires à la con, l'insouciance et tous ces moments purs, simples, gratuits.
J'ai préparé une bûche de Noël au nutella, et j'ai cru que ça suffirait à me donner faim. J'ai léché la cuillère, mais pas le saladier; mon chat s'est régalé. Ce matin, au petit déjeuner, on pourra la goûter. Mais je n'ai pas d'appétit. Je n'ai pas sommeil. J'enchaîne les séries, et je regarde un poireau tourner, cette vieille vidéo, cette musique, j'attends que ma tête se vide des mauvaises choses.
Ca ne peut plus durer. Alors, on fait quoi ?
.
Ecrit par Kyrah, à 04:37 dans la rubrique "Actualités".
Dimanche (18/12/11)
"T'es belle quand tu pleures"
ou comment je suis devenue mannequin.
Et quand, par hasard, j'arrive à m'endormir; ça me réveille en traitre, une douleur lancinante et incontrôlable. A part pleurer, souffrir, pleurer, et souffrir encore, je ne suis bonne à rien; la nuit.
Et pourtant, les journées s'écoulent dans la magie de Noël, les cadeaux s'empilent, malgré le compte en banque qui fait la tête, les rouleaux de papier se vident, et déjà, je pense à ma/mes tenue(s), et j'aimerais être parfaitement jolie.
Les yeux rouges, vides et gonflés, ça revient à la mode, il paraît.
Ecrit par Kyrah, à 02:42 dans la rubrique "Actualités".
Mardi (22/11/11)
Dimanche soir, en jouant avec mon bébé-chat, et en le caressant, j'ai senti une boule. Pas une boule de graisse, petite et malléable, une boule grosse et dure, fixé sur le muscle de sa cuisse.
Lundi matin, je suis allée chez le vétérinaire. Rien que le trajet est un supplice, il déteste tellement la voiture...
Sans appel, mon chat a une tumeur, très très probablement maligne vu sa forme et son évolution brutale, et inopérable puisque sur le muscle de la cuisse (donc l'opération risquerait de rater et en plus, d'abimer sa patte et de lui faire extrêmement mal).
Pour l'instant, il est très en forme, il joue, mange, est très calin, bref, il a pas compris pourquoi on est allé chez le véto.
Mais un jour, la tumeur évoluera, mon chat ne mangera plus, ne bougera plus, il aura mal, et je devrais prendre la décision de l'emmener se faire euthanasier. Et ce jour n'arrivera pas dans 10ans, ni même dans 5ans, et très probablement seulement dans quelques mois.
Et c'est mon chat. Mon bébé-chat. J'le revois encore tout plein de sang, pour son premier bain dans un lavabo, minuscule dans mes mains d'enfant. J'le vois téter son premier petit filou au bout de mon doigt.
C'est mon poussin, mon poulet-beurre, mon con-d'chat, mon sac-à-poils, il pue de la gueule comme aucun autre, il dort sur ma tête et il me mordille l'oreille quand jme réveille pas assez vite le matin. Il me parle quand je rentre, il prend son bain et joue avec l'eau quand j'me brosse les dents. Il aime aller à la litière quand je suis aux toilettes.
On avait signé, papatte contre papatte, il doit jamais mourir. Pas avant moi, pas avant ses 20ans, pas comme ça.
Alors, depuis lundi matin je vis comme dans un cauchemar, c'est les vacances mais je peux pas, je sais pas. Et je reste plantée là.
Et je pleure. Beaucoup. Souvent.
"Cher père Noël. Il paraît que tu peux tout faire. Alors voilà. Je voudrais que la tumeur de mon chat n'évolue pas. Elle est sur sa cuisse, métastasée en trois déjà, et ça suffit, c'est tout. Maintenant, on a une épée de Damoclès sur la tête, mais si elle reste sans tomber disons pour encore 8ans, je serais ravie. 20ans, c'est un très vieux chat, je pourrais peut-être me faire une raison. Mais là, je suis pas prête. Du tout."
Ecrit par Kyrah, à 20:33 dans la rubrique "Actualités".
Dimanche (13/11/11)
Evidemment,
Le week-end à la campagne s'est mal fini. Et au lieu d'écrire pour exorciser, j'ai tout gardé en moi et j'ai eu mal.
Je suis très en colère, et peu importe que ça remonte à deux week-end, ça ne passe pas.
Je n'aime pas ma soeur. C'est arrivé vers mes 8ans, elle ne m'a jamais demandé pardon, elle n'a jamais essayé de se rattraper, alors je n'ai pas pu lui pardonner. Elle a fait comme si de rien était, alors que c'était grave.
Depuis, je n'aime plus ma soeur. Mais c'est ma soeur, la fille préférée de mon père (mais ça, ça va, merci), donc on se voit, le dimanche en famille. Je ne l'appelle jamais, on a fait un week-end tous les trois avec mon frère (qui s'est plutôt bien passé, par miracle), mais c'est tout. Chaque week-end en famille, ou fête, se termine mal.
Le week-end à la campagne, c'est parce que "pour jouer", elle m'a tapée. Déjà, je trouve pas ça drôle. La première fois, je dis rien, je me défends pas, j'attends qu'elle arrête. La troisième fois, elle m'a fait mal, j'ai répliqué (plus fort, sous l'effet de la douleur), elle s'est hyper énervée, je lui ai dit qu'elle n'avait qu'à pas me chercher, elle est partie en claquant la porte, puis elle m'a ignoré la fin de journée (et depuis trois semaines.).
Et aux yeux de mon père, j'avais évidemment tort, puisque c'est moi qui ai commencé. Sauf que. J'avais rien fait, j'ai 8ans de moins que ma GRANDE soeur, je m'en suis pris plein la gueule, et quand je réplique, elle se vexe.
Donc, quelques jours après, j'en parle avec mon père (parce que quand même, j'en avais gros sur la patate). Il me dit que j'avais pas à la taper. Je lui rappelle comment ça s'est passé, qu'elle m'a tapé trois fois avant que je réplique, que j'en ai ras le bol de toujours tout laissé passé à ma soeur, et puis j'ai pleuré en vidant mon sac, et j'ai fait pleuré mon père.
Donc je me suis sentie hyper bien, le clou de ce merveilleux week-end quoi.
L'historique, c'est qu'on peut rien dire à ma soeur. Si elle cuisine un truc dégueulasse, il faut lui dire que c'est délicieux, sinon elle se vexe. Son cadeau est merdique ? C'est fabuleux ! On n'a jamais voulu de club de golf ? Oh mais merci, quelle idée sensationnelle !!! Tu me tapes sur la tronche en plein repas, un coup de serviette dans l'oeil avec mes lentilles alors que je me servais simplement de l'eau ? Ahahahaha, comme c'est hilarant, encore, j'en redemande !
Et à un moment, y'en a marre. Parce qu'elle a plus de 30ans, qu'on fait ça depuis presque 20ans, et stop quoi, merde à la fin. C'est devenu normal, et si ça nous blesse, on doit encaisser en silence. Peu importe si on ne va pas bien, faudra toujours tout encaisser toute notre vie.
Alors voilà, depuis trois semaines ma soeur m'ignore, le week-end prochain on fête les 30ans de mon frère, y'a plus de 2h de route a passer dans un silence froid et tout pourri, ensuite y'a les 60ans de mon père, dans le même esprit.
Et surtout, je sais parfaitement comment la suite va se dérouler : à un moment, elle va me reparler, peut-être d'ici Noël, et encore, et puis elle fera comme si rien ne s'était passé, et voilà. Elle m'a encore insultée, j'ai une mentalité de gamine de 2ans (ui ui, moi, pas elle hein, elle a agit intelligemment); je lui ai parlé quand elle est revenue, elle choisit de faire la gueule, mais elle reviendra sans un mot, comme d'habitude.
Et je devrais être aimable, parce que sinon, ça blessera encore mon père, pour qui c'est trop dur de la voir comme elle est.
Et même si je l'ai fait pleuré en lui mettant le nez dans ce qu'est ma soeur, tant pis. Il le faut des fois.
Depuis tout ça, je ne vais pas bien. Parce que moi, quand on parle pas des choses, je peux pas les dépasser. Ca reste en moi, ça continue de me blesser, ça pourri. J'en cauchemarde (d'ailleurs, je ne dors plus), j'en vomi (d'ailleurs, c'est un régime exprès), et j'en veux à la terre entière (d'ailleurs, je ne sors plus.).
Ecrit par Kyrah, à 18:40 dans la rubrique "Actualités".
Dimanche (30/10/11)
Je ne prends le temps de rien, encore. Je ne sais pas combien de fois j'ai écrit ça, mais ça devient une mauvaise habitude.
On a fêté la fin des 24ans de N'amoureux, et puis j'ai bu (pas beaucoup en fait, mais vite, et avant dîner) pour la première fois depuis longtemps. J'ai fait un super repas, une tarte au citron de 24ans qui était absolument fabuleuse. On a rit comme tout, c'était une superbe soirée.
Je ne voulais rien oublier, je voulais graver chaque instant, parce que.
Il n'y a qu'une fin de soirée/un début de nuit que je pourrais vouloir oublier, mais j'ai pas de conscience, alors j'ai pas bu pour ça. Et puis ce serait un peu nul, de boire pour une raison.
Au travail, tout va bien, même si mercredi j'ai ma notation annuelle avec une directrice que j'ai vu trois jours, et qui est réputée très méchante, et en fait, j'ai mal au ventre d'avance.
Ma collègue est cool, on rit chaque jour, j'ai le ventre tout détendu, et en fait, j'aime aller au travail.
Ce week-end, c'est en famille à la campagne, il fait doux et pluvieux, c'est chouette.
Il m'est arrivé une vraie vie de merde. Je suis sortie du boulot, j'étais pressée de rentrer, je me suis dépêchée. En arrivant à Nation sur le quai du RER A, mon téléphone est arrivé entre le bord du quai et le RER, juste sur les rails, et moi j'étais dans ce RER, et ensuite, on a démarré. J'ai dit adieu à mon téléphone, mon fidèle N*kia qui avait tout vécu, qui était tombé un nombre incalculable de fois, mon téléphone quoi. Avec toutes mes données, tous mes numéros de téléphone...
Quel pourcentage de risque qu'il tombe à ce moment là, à cet endroit là, sachant qu'il était dans mon sac quoi.
Et je sais pas, ça ne m'a rien fait. Je me suis dit "bon, bah merde, j'ai pu de téléphone. Je sais ce que j'ai à faire ce soir". Mais j'étais zen, tranquille, genre, c'est juste un objet.
Du coup, en arrivant chez moi, je raconte à LB, il compatit, et puis on est allé au centre commerciale, et puis dans l'agence bouygu*s, et puis j'ai eu un portable tout neuf, qui vient de sortir et tout, et on m'a donné 70€. J'étais sur le cul quand même, j'm'attendais à dépenser au moins 100€, j'avais les boules pour ça (bah ouais, jviens de payer mes deux impôts, les 25ans de mon LB, les 30ans de mon frère, 60ans de mon père.... la loose quoi).
C'est une super opération, j'ai acheté un téléphone qui, après l'offre de remboursement m'a couté 10€, et le reste, on me l'a payé en forfait, donc voilà, le pied.
Sinon, on a réaménagé l'appartement, maintenant, c'est vraiment "chez nous", LB a tout aménager avec moi. Je me suis offert un ordinateur portable pour supprimer mon ordi fixe et donc avoir plus de place, et puis c'est plus joli, ça nous plait mieux.
En plus, j'ai pu refaire la déco, même si on a pas peint, j'ai résisté ! Simplement un nouveau pêle-mêle de photos, et voilà.
Et écrire me manque toujours autant, mais j'ai l'impression que j'ai pas temps, je vois pas comment ça court, déjà novembre, déjà plus de deux ans de couple, déjà tout ça.
Ecrit par Kyrah, à 16:46 dans la rubrique "Actualités".
Jeudi (20/10/11)
Alcoolisée.
Ne pas écrire dans cet état, au cas où je dises des bêtises.
En tout cas, pour le moment, tout est parfait. On fête le dernier jour des 24ans de LB.
Ne pas écrire dans cet état, au cas où je dises des bêtises.
En tout cas, pour le moment, tout est parfait. On fête le dernier jour des 24ans de LB.
Ecrit par Kyrah, à 20:36 dans la rubrique "Actualités".
Dimanche (16/10/11)
Le premier pas
est le plus difficile.
Remonter en selle. Être partie pour mieux revenir. Nan parce qu'il faut pas déconner, en fait, ça me manque grave. Le nombre de fois dans une journée où je me dis "putain, ça faut que je le note." "han, trop génial, faut que je le note" "j'veux jamais oublier ce moment..."... Alors, voilà.
Deux mois de silence (plus en réalité, quand je vois les derniers posts...).
Dans le désordre, j'arrive pas à dormir parce que j'peux enfin changer la disposition des meubles, j'ai craqué, j'ai acheté L'ordinateur portable, je l'aurais mardi ou mercredi, donc voilà.
J'avais pas imaginé la rentrée 2011 comme ça.
D'abord, LB devait trouver une entreprise, et donc avoir un salaire (d'apprenti mais quand même), et donc, on devait trouver notre chez nous 7j/7.
Cette partie là a bien foiré. Pourtant, il en a envoyé des CV et pris des contacts. Moralité, même appart', il vit là du vendredi au lundi, et on se voit chez ses parents un soir sur deux la semaine. C'est à dire beaucoup, mais il n'est pas "chez nous". Pas de réaménagement en vue. Du coup, on a acheté une nouvelle table et un nouveau fauteuil pour me consoler. Puis des nouveaux plats pour présenter les nouvelles recettes de cuisine. Damned, je suis victime de la société de consommation, et j'achète pour compenser notre déception.
Ensuite, j'ai reçu les impôts locaux (l'année dernière j'avais quasiment rien payer puisque l'année d'avant, j'étais apprentie, du coup, j'ai cru que ma ville était une commune trop pas chère, j'ai pas réalisé que c'était en proportion de l'argent gagné, ça s'appelle les impôts locaux, pas les impôts sur le revenu, enfin bref). J'ai eu mal.
Moralité ? Je me suis acheté L'ordi portable que je comptais demander à Noël, ou pour mes 25ans, ou les deux. Avec donc 2 à 5 mois d'avance. Juste parce que j'avais pas trop le moral.
En vrac, y'a eu la première fois que LB a mis les pieds à l'hôpital avec moi; chose que j'avais toujours refusée net. et carrément aux urgences, où il attendu 2h (alors qu'il pouvait rentrer, on habite a 15min des urgences, et à 2h du matin, peu probable qu'il rencontre des bouchons...). Bien sûr, ils m'ont charcutée (spécialité des urgences, d'habitude je ressors quasiment sans trace), donc c'est aussi la première fois qu'il me voit comme ça; le bras bleu, violet, et maintenant jaune.
Et la première fois que j'ai oublié un anniversaire de couple, jusqu'à deux jours avant parce que ma collègue m'a demandé depuis combien de temps on était ensemble. J'ai dit "bah le 28 septembre, ça fera 2ans" "mercredi tu veux dire ?" "euuuuuuh... Merde !!".
Heureusement, j'ai un homme formidable, il s'est douté que j'avais complètement zappé, il a tout pris en main, j'ai même eu un immense cadeau (y'a la voie lactée qui se projette sur le plafond de ma chambre maintenant, et depuis, j'm'endors comme un bébé en moins d'une demie heure tous les soirs (bon, après je me réveilles, ça a pas révolutionner mon sommeil, mais au moins, je m'endors en déconnectant mon cerveau, chose qui ne m'arrivait plus depuis longtemps); et en plus c'est romantique, tu peux chercher les constellations, sous la couette et sans les moustiques !) auquel je ne m'attendais pas du tout (un bracelet à 1.50€ m'aurait réellement comblée).
Si j'ai oublié qu'on était fin septembre, c'est parce que j'ai changé de travail. Enfin !
Moralité, rentrée le 05 septembre, nouvelle section, et deux heures plus tard, j'ai rechangé. Je suis montée de deux étages. Bon; mauvais départ. C'est parce que je suis diplômée, motivée, jeune et dynamique que je suis montée au 4ème étage; "étage à problème de personnel". Celui où y'a les mamans sans cesse en arrêt, la fille qui ne peut pas venir travailler si "elle a pas le moral", ou si "elle se sent pas bien" ou encore si "elle a le nez pris", sans oublier la fille a son 2ème mois de grossesse (dès le 3ème mois, la ville t'offre une heure sur ton temps de travail) qui a beaucoup de transport et donc sera probablement arrêtée dès son 6ème mois.
Et bien sûr, l'étage où le chauffage déconne. C'est à dire que l'hiver dernier il y avait 12°C au sol (chez les bébés) et que là, on a le chauffage depuis 3semaines et qu'on dépasse les 30°C.
Mais POURQUOI ON M'A PAS LAISSÉE AU 2ème ???!
En fait, j'm'en fiche. J'ai énuméré tous les points négatifs, sauf que. Je m'occupe des bébés que je vais suivre tant que je reste dans cette crèche. Ma binôme est géniale, on s'entend très bien, on est motivée toutes les deux; on a les mêmes projets professionnels, on se tape au moins cinq fous rires par jour. Les autres filles de l'étage, ça se passe bien aussi. Sur 6, il y en a une avec qui j'accroche pas du tout. Donc 5 avec qui j'aime bien parler.
On peut faire plein de choses dans cette crèche. Notre section est trop belle, même si on a passé des heures à colorier le week-end, devant des films.
Les parents sont géniaux. Les bébés arrivent propres le matin. Ils sentent bon. Leur body est changé chaque jour. Les parents respectent les horaires. Ils connaissent nos prénoms et nous traitent pas comme de la sous-merde à leur service. Ils font faire les journées les plus petites possible à leur bébé (bon, sauf une famille, sur 6 pour l'instant. Ca fait encore 5 bien).
J'aime aller bosser le matin. Je n'appréhende rien. J'ai le sourire le soir en sortant du boulot, et quand on me demande si j'ai passé une bonne journée, je peux dire "oui !", et j'ai des anecdotes rigolotes. Je suis donc carrément moins chiante. Moins énervée. Je suis même carrément zen.
J'viens d'écrire un pavé sans même y penser, et encore, j'ai pas tout dit. Je prends un plaisir fou à laisser mes doigts courir sur le clavier, à laisser des souvenirs.
Devant moi, j'ai Babygrou, le dernier Tigrou offert par LB. Tout doux, tout petit. Et aussi un magnifique bracelet bleu, parce que "ben il est beau, il allait trop bien avec ta bague, t'as pas beaucoup de bracelet, et j'avais envie".
J'ai aussi acheté des nouvelles jupes, deux ceintures, un sac à main minuscule, un gloss qui ne colle pas (véridique, le premier de ma vie qu'on dirait même pas que t'as mis du gloss tellement ça colle pas, même mes cheveux n'accrochent pas dessus, révolutionnaire quand même (ui, je suis futile, et c'est trop bon.), et en plus, il a un goût délicieux); tout plein de lingerie, un jeu de Zumba sur la xbox et aussi des goodies Gorjuss absolument indispensables. Et des livres, évidemment.
D'ailleurs, après l'anniversaire de LB, je range ma carte bleue pour un mois entier.
Ces derniers temps, j'ai lu un livre par jour, peu importe le nombre de pages, il fallait que je finisse celui que j'avais ouvert. C'était une pulsion boulimique, ça a duré dix jours, dix jours, dix livres. Et là, je me suis rassasiée, j'ai eu besoin d'écrire.
Cette rentrée ne s'est pas passée comme prévu. Je vois tous le monde autour de moi qui s'installe, achète, se marie, a des enfants. Je me rappelle ce dont je rêvais pour mes 25ans, il n'y a pas encore si longtemps. Et je sais bien que ça n'arrivera pas encore, qu'il faut attendre.
Je suis heureuse, mais c'est long. Je suis heureuse parce que mon couple est équilibré et va bien, parce que j'ai toujours un bête de sourire quand quelqu'un prononce son nom, parce que j'ai des papillons dans le ventre au moment de le retrouver, parce que je prends un plaisir fou à me "faire belle" pour lui, parce qu'il a cet air heureux quand je me blotti dans son cou, parce que je peux lire l'amour et le bonheur dans ses yeux, sans avoir à chercher.
Je suis heureuse parce que j'aime mon travail, et vu le temps que j'y passe, c'est mieux.
Et en plus.
Je suis en vacances.
Je vais avoir un nouvel ordinateur.
Je peux changer l'aménagement du salon et donc avoir l'impression de déménager, sans les frais.
J'ai à nouveau l'envie d'écrire.
Ecrit par Kyrah, à 06:27 dans la rubrique "Actualités".
Mardi (23/08/11)
C'est juste que.
Je n'ai plus envie.
Ecrit par Kyrah, à 14:42 dans la rubrique "Actualités".


